Terme pour désigner le mélange d'eau, de chaux,
de pigments.
On parle également de peinture à la
chaux, de peinture
minérale. Parfois coloré, parfois blanc, épais
ou transparent, appliqué sur des supports d'[enduits] le badigeon
présente des qualités esthétiques incomparables.
On peut classer les badigeons de chaux selon leur consistance :
Le chaulage est
un mélange de chaux et d'eau dans un rapport d'environ un volume
de chaux pour un volume d'eau, la consistance relativement épaisse
(surtout si l'on a utilisé une chaux en pâte) permet d'obtenir
une peinture d'apparence épaisse, bouche pore.
Le caractère épais ne permet pas de mélanger des pigments.
Cette technique "ancestrale" était souvent utilisée
avec des chaux vives fraîchement éteintes, ainsi on bénéficiait
d'une "peinture" au caractère très alcalin propre à assainir
les étables, les murs de fermes...
On augmente légèrement le volume d'eau (1 volume de chaux pour 3 à 5 volumes d'eau), ainsi on peut ajouter des pigments minéraux. Le pouvoir colorant de la chaux aérienne (blanc) limite la saturation en couleur du badigeon, il convient donc de limiter la quantité de pigment (25% du poids de chaux maximum en pigments pour les terres naturelles, 15% pour les oxydes). La peinture minérale produite a un aspect couvrant, bouches pores, le passage de la brosse est visible.
On augmente encore le volume d'eau : Eaux-fortes : 1 volume de chaux pour 6 à 10 volumes d'eau, la peinture minérale produite a un aspect transparent, la couleur est également plus saturée (60% du poids de chaux maximum en pigments pour les terres naturelles, 30% pour les oxydes) patine à la chaux : 1 volume de chaux pour 30 volumes d'eau et plus, la peinture minérale produite a un aspect très transparent. Ces termes sont certainement discutables, ils permettent cependant d'associer un vocabulaire à des techniques qui recouvrent les mêmes matériaux pour des résultats très différents.
Les peintures à la chaux nécessitent un support minéral poreux, idéalement un enduit de chaux. Sans être complexes, ces techniques nécessitent une bonne expérience (on est ici dans le monde des savoirs-faire) à défaut une formation pratique.