PATY DECORATION : Peintre décorateur, l’histoire des couleurs

Couleur et Peinture :

De nos jours, la plupart des pigments sont d'origine industrielle. Seuls quelques pigments sont extraits à partir de minéraux, comme les ocres. La production mondiale de certains pigments comme le blanc de titane s'élève à plusieurs centaines de tonnes par an.

En peinture, les qualités requises pour les pigments sont :

  • La stabilité à la lumière :
    Certains pigments se décolorent lorsqu'ils sont exposés à la lumière, ils sont donc à éviter en peinture.
  • La stabilité en mélange avec d'autres pigments :
    Pour obtenir des teintes variées, il est nécessaire de mélanger des pigments différents. Il est important que ceux-ci ne réagissent pas entre eux. Par exemple, les pigments de cadmium ne doivent pas être mélangés avec des pigments contenant du plomb.

Cercle chromatique :

Un cercle chromatique est une représentation circulaire des couleurs. Celles-ci sont ordonnées comme au sein d'un arc-en-ciel, la fermeture du cercle s'effectuant par une transition du rouge au violet via le magenta.

Généralement, l'orientation des couleurs se fait dans le sens direct (rouge, puis jaune, puis vert, etc). Le rouge est souvent positionné en haut du cercle ou sur la droite.

Un cercle chromatique peut présenter les couleurs sous forme discrètes (parts du cercle) ou en continu. Il arrive qu'on utilise tout le disque pour présenter les variantes soit en intensité, soit en saturation des couleurs.

Historique :

Le premier qui eut l'idée de placer les couleurs sur un cercle chromatique est Isaac Newton. Ce classement des couleurs fait suite à la découverte de la décomposition de la lumière blanche du soleil en différentes couleurs spectrales. Newton ne place pas le magenta sur son cercle chromatique car ce n'est pas une couleur spectrale. le magenta est une couleur primaire comme le cyan, le magenta et le jaune

Caractéristiques :

L'intérêt du cercle chromatique réside dans ses caractéristiques :

  • Les couleurs primaires sont situées à 120° les unes des autres
  • Les couleurs secondaires alternent avec les couleurs primaires et sont situées à 120° les unes des autres
  • La complémentaire d'une couleur lui est diamétralement opposée sur le cercle
  • L'apparence du cercle dépend des couleurs primaires choisies
  • Le cercle est indépendant du type de synthèse considéré (additive ou soustractive), seul le rôle des couleurs change

Exemples de cercles chromatiques :

Cercle chromatique, basé sur les couleurs primaires de la synthèse soustractive : cyan, magenta, jaune.

Les couleurs primaires, secondaires et tertiaires sont représentées.

Définition :

Actuellement, l'ensemble des couleurs est très souvent défini, par ses trois caractéristiques de teinte, valeur et saturation. Le système LaB a tendance à le remplacer dans les systèmes colorimétriques avancés.

L'ensemble des fréquences des ondes lumineuses forme le spectre des teintes (souvent appelé spectre des couleurs) allant des infrarouges aux ultraviolets.

Il n'y a que deux valeurs : Le blanc et le noir. Les gris, qui sont des teintes du blanc et du noir, sont cependant des couleurs et non des valeurs.
On nomme « teinte » la ou les fréquences engendrant l'impression chromatique. En situation non expérimentale, plusieurs fréquences coexistent toujours, mais elles ont pour résultante une dominante chromatique.

On nomme « valeur » l'amplitude lumineuse définissant la couleur ; plus elle est proche du noir, plus la valeur est basse.

On nomme « saturation » la vivacité (la pureté) d'une couleur, et par opposition, on appelle désaturation, son mélange, plus ou moins important, avec un gris de même valeur. Les « gris » sont des valeurs particulières sur l'axe noir-blanc. Il s'agit toujours d'un mélange (en synthèse additive) d'égale proportion et avec la même valeur des trois couleurs primaires rouge, vert et bleu.

Chacun des gris peut être considéré comme une couleur dépourvue de teinte ; le noir et le blanc sont des gris extrêmes. Le noir est un gris de valeur nulle et correspond à l'absence de toute lumière (aucune lumière n'est reçue par l'œil). Le blanc est un gris de valeur maximale et peut être considéré comme une plénitude de couleurs (l'ensemble des fréquences d'onde lumineuse est reçu par l'œil avec une valeur maximale). Notons qu'en toute rigueur, il n'existe pas un blanc, mais une infinité de blancs, dont chacun se caractérise par sa température de couleur : en photographie-couleurs et en vidéo, on distingue couramment le blanc à environ 2 800 K (kelvins) d'une lampe à incandescence classique, le 3 200 K d'une lampe photoflood au tungstène, le 5 200 K d'une lampe à arc et le 6 000 K d'un flash électronique ou du Soleil.